Dans la littérature sur les ruées bancaires il y a essentiellement deux visions qui s’opposent. La première, la vision que l’on doit à l’article de Diamond et Dybvig, fait appel à des réactions irrationnelles. Ce sont des “tâches solaires”, ou en d’autres mots des évènements inexplicables ou dont l’explication n’est pas déterminante pour l’analyse. Une des conséquences de traiter les ruées bancaire comme irrationnelles a été que la littérature a mis du temps à reconnaître qu’il pouvait y avoir révision des anticipations, et donc la possibilité que la ruée bancaire soit partielle ou vérificatrice.

La seconde vision, qui n’a pas vraiment d’article fondateur mais qui est assez bien formulée dans l’article de 1986 de Gorton, est celle de la ruée bancaire par la “mauvaise nouvelle”. Les déposants surveillent leur banques à travers des signaux imparfaits, et lorsqu’une mauvaise nouvelle suggère que la banque pourrait ne pas être en mesure de rembourser tous les dépôts, ils courent vers la banque pour y retirer leurs économies.

George G. Kaufman est un des auteur principal de cette seconde vision des ruées bancaires. L’une des conséquences de la rationalité, et du caractère informationnel, des ruées bancaires est qu’elles ne mènent généralement pas à des crises systémiques de large envergure. Les ruées sont généralement confinées aux banques qui partagent le même risque tiers. Les travaux de Kaufman rappellent entre autre que les ruées bancaires n’ont pas que des coûts, mais aussi des bénéfices, et que les banques qui sont bien gérées survivent généralement assez bien aux ruées.

Dans Kaufman, G.G. (1987) “The Truth about Bank Runs,” pp. 9-40 in C. England and T. Huertas (ed.) The Financial Services Revolution. Washington, D.C.: Cato Institute, il offre cettte chansonnette à être chanté sur l’air de “C’est Noël! C’est Noël! C’est Noël!” (Let It Snow! en anglais…);

LET THEM RUN! LET THEM RUN! LET THEM RUN!

Oh, the depositors outside are threatening
But our vault is so protecting
And if you pardon the pun
Let them run, let them run, let them run.

Well, they don’t show signs of stopping
So we’re selling assets nonstopping
And until our work is done
Let them run, let them run, let them run.

Now the run is slowly dying
Our cash has stopped the crying
The work has become more fun
Let them run, let them run, let them run.

So, the moral is clearly revealing
If a bank is not concealing
And its capital is like a ton
Let them run, let them run, let them run.

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